Presse

Solitude de l'été

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt l'article sur la solitude du n°6814 et je regrette que vous vous contentiez de citer en exemple les "grandes associations" comme Les petits frères des pauvres. Ils mènent certes des actions remarquables mais ne visent qu'un certain public (âgé ou en situation de précarité). Il existe une autre population touchée par la solitude et moins "voyante" ainsi que de petites associations qui s'efforcent de leur venir en aide. J'appartiens à l'une d'elles , Epistola. Nous regroupons plus de 320 adhérents dans toute la France et nous nous efforçons de mettre en pratique notre devise "Amitié, solidarité, partage" par des échanges de courrier, de mails ou téléphoniques et également quelques sorties. Nous diffusons également un petit journal qui maintient le lien entre les adhérents.
Ces associations, qui ont peu de moyens mais beaucoup de dynamisme mériteraient aussi qu'on s'intéresse à elles et que les médias en parlent.

 

Courrier des lecteurs de Pélerin n° 6818 du 1/8/2013. Envoyé par B Bourgeois.

 

Solitude

Dans le dossier publié le 26 juin sur la solitude, vous soulignez à juste titre la distinction qu'il convient de faire entre les situations d'isolement (factuelles) et le sentiment ressenti de solitude (qui peut très bien exister alors que la personne n'est nullement isolée). J'ai aussi apprécié la théorie des différents réseaux qui permet d'affiner l'analyse des situations de solitude.

Vous citez tois grands associations qui luttent activement contre la solitude mais il existe aussi de nombreuses "petites associations" qui s'effforcent de créer du lien; j'appartiens à l'une d'elles (Epistola BP 50023 78291 Croissy Sur Seine Cédex). Cette association regroupe plus de 320 adhérents et s'efforce par le courrier, les échanges par mails ou téléphoniques, quelques sorties, de mettre en pratique sa devise "Amitié, Solidarité, Partage". Elle diffuse tous les deux mois un petit journal qui maintient le lien entre les adhérents.

Ces petites associations qui ont peu de moyens mais beaucoup de dynamisme mériteraient aussi qu'on s'intéresse à elles et que les médias en parlent !

Certaines personnes hésiteront à contacter Les petits frères des pauvres mais peuvent trouver de la chaleur humaine dans de petites associations comme Epistola. Je regrette que tous les dossiers que je lis sur la solitude dans la presse catholique fasse toujours référence aux mêmes "grosses associations" sans chercher à faire connaître des alternatives certes infiniment plus modestes mais participant aussi à ce même combat contre la solitude.

 

Courrier des lecteurs La Croix du jeudi 1/8/2013. Envoyé par B Bourgeois.

 

Échanger, se rencontrer grâce à Épistola-France


Non, le téléphone et Internet n’ont pas tué le stylo et le papier... Pas plus que les moyens modernes de communication n’ont réussi à faire reculer la solitude ! Depuis vingt-cinq ans, l’association Épistola-France propose à des personnes isolées de s’écrire, d’échanger. Le club, qui rassemble environ quatre cents personnes, a choisi pour devise les mots " Amitié, solidarité, tolérance, partage ". Le nouvel inscrit emplit un questionnaire dans lequel il se présente et fait part de ses centres d’intérêt. Tous les deux mois, le bulletin de l’association édite la liste des nouveaux adhérents avec leur adresse. Chacun est libre ensuite d’entamer une correspondance. " Parmi nos membres, nous avons beaucoup de préretraités, de retraités, mais de plus en plus de personnes jeunes, de 30 à 40 ans, notamment des femmes, qui ont connu des séparations, explique Agnès Chombart, responsable d’Épistola pour les Pays de la Loire. Certains écrivent à une ou deux personnes, les plus acharnés, à vingt. Parfois ils ne se voient jamais, s’ils habitent aux deux extrémités du pays. D’autres prennent contact, se rencontrent. Des liens se créent. "
Et la boîte aux lettres contient enfin des courriers différents des factures et des dépliants publicitaires ! Les correspondants régionaux de l’association maintiennent les liens entre les adhérents, souhaitent les anniversaires, organisent parfois des sorties. Une bouée de sauvetage : une Parisienne venue s’installer avec son mari dans un village de campagne, devenue veuve, avouait ne plus voir personne de la journée. Épistola l’a sortie de l’ornière de la solitude. Des adhérents en voyage dans une région qu’ils ne connaissent pas en profitent pour rencontrer des membres locaux de l’association. "Pour nous rejoindre, ajoute Agnès Chombart, il suffit de s’intéresser aux autres.

 

Publié dans La Vie numéro 3075 du 5 août 2004.

 

La solitude, plaie de l’époque ? Les responsables d’Epistola France en sont persuadés. Leur association a pris pour devise " solidarité, amitié, partage " et elle permet à des isolés de la vie d’entrer en contact avec des amis, par lettre, à travers tout le pays. " Nous rassemblons cinq cents adhérents, dit Jeanine Milard, la secrétaire générale. Beaucoup de séparés, de divorcés autour de la cinquantaine, mais aussi des timides, des gens déplacés, coupés de tout. Des chômeurs aussi... L’association compte une majorité de femmes, et nous cherchons à recruter plus d’hommes. "
Lorsqu’il s’inscrit, le nouvel adhérent reçoit un formulaire où il se présente. Il donne ses goûts, ses centres d’intérêt. Tous les deux mois, une liste est publiée, et expédiée avec le bulletin. Chacun peut alors entrer en contact avec qui veut... La plupart se limitent à un ou deux correspondants, mais quelques forçats du stylo écrivent à six personnes à la fois ! Modernité oblige, beaucoup choisissent aussi de communiquer par téléphone. Dans certains départements comme la Sarthe, l’Allier, la Nièvre, les adhérents organisent des rencontres, des sorties. Et chaque année, l’association met un point d’honneur à souhaiter à chacun son anniversaire par une carte. " Cela apporte un peu de bonheur, ajoute Jeanine Milard, à des gens qui ne reçoivent souvent dans leur boîte aux lettres que des prospectus publicitaires ! " Epistola a dix-huit ans d’existence en France, et trente en Belgique. De tendance chrétienne, elle est ouverte à tous.

 

Publié dans La Vie n° 2711 du 14 août 1997.

 


Adresses contre...
La solitude

La solitude est l’une des plaies de la France de cette fin de siècle. Sur les sept millions de personnes qui vivent seules, un quart connaît un isolement relationnel. Et une proportion importante le ressent durement à l’approche des fêtes de l’an 2000. Voici quelques adresses d’associations pouvant les aider.
- SOS Amitié : 01 43 60 31 31ou 01 42 96 26 26, appels 24 h sur 24. Centres en Province.
- SOS Chrétiens à l’écoute: 01 45 35 55 56.
- Epistola France (relations épistolaires)  Tél. : 02 43 20 08 48 (lundi).
- La Porte ouverte : 21, rue Duperré, 75009 Paris. Tél. : 01 48 74 69 11.
- Les Petits Frères des Pauvres : 33 et 64 avenue Parmentier, 75011 Paris.
Tél. : 01 49 23 13 00.
Centres en province.
- Centre de recherches et de rencontres : 61, rue Verrerie, 75004 Paris.
Tél.: 01 42 78 19 87. Suivi psy, prévention du suicide.
- Accueils des villes françaises : 530 antennes locales. Fédération : 3, rue de Paradis,
75010 Paris. Tél. : 01 47 70 45 85 ou 01 40 26 92 19.
- Unassol (Union nationale d’associations face à la solitude) :
127, rueNotre-Dame-des-Champs, 75006 Paris. Tél. : 01 43 26 80 30.