Les sorties et rencontres

 

 

 

 

  • Rencontres entre adhérents :  Lorsqu'ils ont fait connaissance et lorsque les moyens d'accès sont possibles certains  essaient de se rencontrer.

 

  • Rencontres éventuelles dans certaines régions où des Délégués  Epistola organisent parfois des sorties  auxquelles chaque  adhérent de cette région est convié et choisit d'y participer ou non. Une ambiance simple et amicale y règne. Il faut tout de même noter que ces rencontres ne se font que dans de rares départements pour le moment. Elles dépendent du nombre  d'adhérents du secteur et des possibilités de transport. 

  

                             SORTIE    PARISIENNE

 

                                                                  

 

Ce dimanche 15 mars il faisait gris sur Paris mais, l'amitié réchauffe les cœurs   et c'est avec plaisir que nous avons d'abord déjeuné au Flunch habituel  .Après le petit café  nous voilà parties pour admirer la Tour Jean Sans Peur, vestige de l’hôtel de Bourgogne, que l’article précédent vous a fait découvrir, et voir l’exposition qui s’y tenait. C’est un monument exceptionnel que l’on n’a pas regretté de visiter.

 

L’escalier à vis est magnifique. Au fil des étages, on découvre des «chambres» mais il faut savoir qu’à cette époque, les pièces  ne sont pas encore spécialisées, elles s’appellent chambre sans    qu’on y dorme pour autant. Les meubles se déplacent selon les besoins.

Elles possédaient des cheminées qui les chauffaient en même temps que des latrines contiguës, les plus anciennes de Paris, et qui aboutissaient à une fosse en sous-sol et non sedéversant à l’extérieur. Elles avaient une aération. On a pu voirla chaise percée et la potence supportant vasque et aiguière   pour se laver les mains. Dans l’une subsistaient les tentures aux   armes parlantes et la natte cordée au sol. Pour s’essuyer les   mains, les personnes influentes avaient du coton ou de l’étoupe   lin.  Ces pièces permettent de découvrir la vie quotidienne.  On y trouve des costumes d’époque, quelques meubles.

 

En haut, on admire la voute ci-contre, chef d’œuvre  de la sculpture flamboyante. Taillée dans le liais, calcaire dur, les nervures de la voute se transforment en un faisceau végétal. Chaque plante est une représentation figurée d’un membre de la famille. Les rameaux de chêne qui la composent en partie, expriment métaphoriquement, la puissance des ducs de Bourgogne.  Sur les vitraux on voit les armoiries.                                                                                                                                                                                                                     

En redescendant, nous avons pu voir, dans les caves, un morceau du mur d’enceinte du temps de Philippe Auguste.

 

Des expositions temporaires sur la vie quotidienne au Moyen-Age sont régulièrement organisées Celle en cours était  sur la santé à cette époque. Très documentée et bien expliquée. On y découvre comment on concevait le corps, sur quelles théories reposaient les pratiques médicales comment et avec quoi on fabriquait les médicaments,  on pratiquait l’anesthésie, comment était l’hôpital…  

 

La religion est omniprésente. Le patient se signe et le personnel le traite du mieux possible. Pour être admis aux soins, il faut prouver que l’on est chrétien.  L’hôpital en ville s’appelle Hôtel-Dieu et ailleurs maison-Dieu.        Tout accident  ou souffrance est considérée comme maladie.  Le médecin dispose de tout un arsenal pour soigner sur place : pansements, clystères pour effectuer des    lavements, suppositoires végétaux, collyres, sangsues.       .                                                             

                                                                                    

                                                            

La médecine est contrôlée par les clercs, la chirurgie est assumée par des laïcs (chirurgiens, barbiers, forgerons...). La douleur est prise en compte dès les Xe et XIe siècles, sous l’influence de la médecine arabe, mais son traitement coûte cher. Ainsi seul le malade fortuné est-il endormi à l’aide d’une éponge gorgée d’anesthésiques à base d’opium, de mandragore voire de ciguë.

Les risques de telles opérations obligent le patricien à faire signer un contrat au patient afin d'éviter tout conflit. Malgré tout, priorité est donnée au soutien et à l'accompagnement du patient compensant le caractère inéluctable de la souffrance et de la mort.

Nous avons été assez effrayées par certaines façons de soigner mais en même temps nous avons pu en voir les apports à notre médecine actuelle et comprendre le retour à une médecine naturelle de plus en plus recherchée.